Vendredi

Fakta 2

 

Qu’est-ce qu’on va manger vendredi soir?

On ne va pas aller chercher midi à 14 heures. Pour beaucoup de familles norvégiennes, le repas du vendredi soir est préprogrammé. Ce sera « fredagstaco », ou le taco du vendredi. Cette étrange tradition existe depuis très longtemps (mes enfants déjà petits se réjouissaient du repas du vendredi soir) et je serais curieuse d’en connaître les origines, qui ne sont pas aussi mexicaines qu’elles en ont l’air à mon avis.

Au supermarché, pour faciliter les achats, un rayon est attribué aux ingrédients nécessaires: tortillas au mais, au blé complet ou non, tacos croustillants de plusieurs formes, diverses salsas, jalapeños en bocaux, guacamole tout prêt, indispensable au repas, mais bien meilleur fait maison.

Il faut aussi choisir une proteine, viande hachée, poulet ou même poisson fonctionnent bien. Les crudités sont principalement des tomates du concombre et de la salade. Du fromage rapé type cheddar ainsi que de la crème fraîche sont aussi indispensables. Pour la recette complète, si cela intéresse quelqu’un, faites-le moi savoir et je vous l’enverrai!

En fait, ce plat nous a été importé des États-Unis. Il est arrivé avec les travailleurs texans des compagnies pétrolières américaines installées en Norvège avec la découverte du pétrole en mer du nord en 1969. Ces texans n’ont pas voulu troquer leurs habitudes alimentaires contre du poisson et des pommes de terre. Ils voulaient continuer à manger Tex-Mex.

Mais la popularité du taco ne prit pas son envol avant la fin des années 80. Et au début des annés 90, les norvégiens consommaient déjà près de 10 millions de tacos par an.

Une autre histoire raconte que les tacos se seraient définitivement introduits dans les foyers norvégiens lors de la coupe de monde de football de 1994 quand la Norvège rencontra le Mexique. Les supermarchés en auraient profité pour lancer une campagne publicitaire sur un nouveau « kit » à taco qui rassemble la sauce, les épices et les tacos croustillants, et qu’on trouve toujours dans les magasins.

Ajourd’hui les norvégiens dépensent plus d’argent pour les tacos que ne le font les suisses, les irlandais, les néerlandais, les français, les espagnols, les autrichiens, les belges et les allemands réunis.

Pourquoi un tel engouement? Peut-être tout simplement parce que le taco est fédérateur, tout le monde peut choisir ce qu’il préfère, et il permet aux norvégiens de pratiquer quelque-chose qu’ils portent particulièrement à coeur: le « kos » et ça, c’est une autre histoire.

 

 

 

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